Vaginisme : votre corps n'est pas cassé, il vous protège
- il y a 1 jour
- 6 min de lecture
Vous êtes allongée. Vous avez envie. Ou du moins vous pensez que vous avez envie. Et puis au moment où ça devrait se passer — rien. Votre corps se ferme. Vos muscles se contractent. La douleur arrive. Ou le blocage total.
Vous connaissez cette scène. Vous l'avez vécue dix fois, cent fois. Et à chaque fois, la même pensée : qu'est-ce qui ne va pas chez moi ?
Je vais vous dire ce qui se passe. Et surtout, ce qui ne se passe pas.

Ce n'est pas « dans votre tête ». C'est dans votre corps.
On vous l'a dit. « Détends-toi. » « C'est psychologique. » « Fais un effort. » Comme si votre corps était un problème à résoudre par la volonté.
Le problème, c'est que ces conseils passent à côté de ce qui se passe réellement.
Le vaginisme, c'est une contraction involontaire du plancher pelvien. Involontaire. Votre corps perçoit une menace — réelle ou non — et il se ferme. C'est un réflexe. Comme retirer sa main d'une flamme. Vous ne décidez pas de retirer votre main. Votre système nerveux le fait pour vous.
Votre corps fait exactement la même chose. Il vous protège.
Et personne ne peut se « détendre » sur commande quand son système nerveux est en mode survie. Dire « détends-toi » à une femme qui a du vaginisme, c'est comme dire « calme-toi » à quelqu'un en pleine crise d'angoisse. Ça s'adresse au mental, alors que le problème est dans le corps.
Le vaginisme, ce n'est pas seulement « je ne peux pas être pénétrée »
C'est un continuum. Et il prend des formes que beaucoup de femmes ne reconnaissent même pas.
La fermeture totale. Rien ne passe. Pas un doigt, pas un tampon. C'est la forme la plus visible — mais pas la plus courante.
La pénétration possible, mais douloureuse. Ça « rentre ». Donc vous vous dites que ce n'est pas du vaginisme. Faux. Si ça fait mal, c'est du vaginisme. C'est la forme la plus minimisée — par les médecins, par les partenaires, par vous-même.
La pénétration sans douleur, mais sans plaisir. Aucune sensation. Du vide. Vous tolérez. Vous endurez. Votre corps est là, mais pas là. C'est aussi du vaginisme — une fermeture émotionnelle qui se manifeste par l'absence.
La contraction permanente. Le périnée reste serré. Toujours. Pendant, après, entre les rapports. Une hypervigilance constante du plancher pelvien.
Peu importe la forme : si votre sexualité n'est pas libre, agréable et sans douleur, il y a un travail à faire.
Pourquoi votre corps se ferme
Le vaginisme n'arrive pas par hasard. Il y a toujours une raison. Souvent plusieurs.
Des causes corporelles. Une respiration haute depuis l'enfance. Un psoas contracté qui verrouille le bassin. Une mâchoire serrée en permanence — oui, la mâchoire et le périnée sont connectés par le système nerveux autonome. Une posture protectrice installée depuis des années.
Des causes émotionnelles. La peur de la douleur, de la pénétration, du jugement. La honte liée au corps, à la sexualité, aux messages reçus dans l'enfance — « le sexe, c'est sale », « ton corps, tu dois le cacher ».
Des causes traumatiques. Des expériences difficiles — agression, harcèlement, violences obstétricales, commentaires blessants. Le corps a appris à se fermer pour se protéger. C'est une réaction intelligente.
Des causes relationnelles. Un partenaire qui ne comprend pas. Ou qui force. Un conflit non résolu qui flotte. Une relation qui n'est pas sécurisante émotionnellement.
Mon métier, c'est d'identifier laquelle — ou lesquelles — de ces causes sont à l'œuvre chez vous. Parce que sans identification précise, les prises en charge restent partielles.
Ce qu'il ne faut absolument pas faire
Forcer.
Beaucoup de femmes pensent que la solution, c'est de traverser la douleur. De continuer malgré le serrement.
Quand vous forcez une pénétration douloureuse, votre corps enregistre : « cette zone = danger ». Et la prochaine fois, la contraction sera plus forte, plus rapide. Vous créez une boucle : pénétration → douleur → peur → contraction → plus de douleur.
Les femmes qui ont forcé pendant des années ont souvent un vaginisme plus sévère que celui qu'elles avaient au départ. Elles ont alimenté la peur du corps au lieu de la calmer.
Mon approche : écouter le corps, pas le combattre

Mon objectif n'est pas de vous rendre « pénétrable ». C'est de vous reconnecter à votre corps, à vos sensations, à votre désir.
Le vaginisme est un signal. Pas un dysfonctionnement. Votre corps vous dit quelque chose — et tant que ce message n'est pas entendu, il continuera à crier.
En séance, on travaille sur quatre axes :
Le corps. Comprendre votre plancher pelvien, vos muscles, votre respiration. Reconnaître vos réactions réflexes, les apprivoiser, les transformer.
Le système nerveux. Sortir du mode « danger ». Installer la sécurité intérieure. Calmer la panique, la dissociation, la fermeture.
Les émotions et la mémoire. Comprendre ce qui se joue. Dissoudre la honte. Parfois avec l'EMDR, l'EFT ou l'hypnose — selon ce qui vous convient.
La sexualité en douceur. Revenir à une sexualité progressive, choisie. Retrouver la place du plaisir. Intégrer le partenaire si vous le souhaitez.
3 outils à essayer dès maintenant
Outil 1 : La respiration ventrale (3 minutes)
Allongez-vous. Posez une main sur le ventre. Inspirez par le nez en gonflant le ventre — pas la poitrine. Expirez lentement par la bouche, deux fois plus longtemps que l'inspiration. 4 secondes d'inspiration, 8 secondes d'expiration. Faites ça 3 minutes. Votre système nerveux commence à basculer du mode alerte au mode sécurité. C'est physiologique — pas de la relaxation de magazine.
Outil 2 : La cartographie des déclencheurs
Prenez une feuille. Deux colonnes. À gauche : « Ça bloque quand… » À droite : « Ça passe quand… » Listez tout sans filtrer. « Ça bloque quand il insiste. Ça passe quand j'ai initié. Ça bloque quand on s'est disputés. Ça passe quand on a ri ensemble avant. » Relisez. La logique de votre corps va apparaître.
Outil 3 : Le relâchement de la mâchoire
Posez la langue sur le palais, derrière les dents du haut. Laissez la mâchoire s'ouvrir légèrement. Respirez par le nez. Restez comme ça 2 minutes. La mâchoire et le périnée sont connectés. Quand la mâchoire lâche, le plancher pelvien commence à lâcher aussi.
Pourquoi consulter un thérapeute spécialisé
Parce que Google ne remplace pas un diagnostic. Le vaginisme a des causes multiples — corporelles, émotionnelles, traumatiques, relationnelles. Un article ne peut pas identifier les vôtres.
Parce que l'errance coûte plus cher. J'ai vu des femmes consulter dix professionnels avant d'arriver en cabinet. Dix. Des années. Des milliers d'euros. Un thérapeute qui connaît le vaginisme vous fait gagner du temps et de l'argent.
Parce que le vaginisme se soigne. C'est l'une des conditions sexuelles les plus traitables. Avec la bonne approche, la plupart des femmes constatent une amélioration significative. Le vaginisme primaire — celui qui est là depuis le début — répond très bien au travail que je propose.
J'ai écrit un livre entier sur le sujet
Parce que trop de femmes souffrent en silence, j'ai mis tout ce que je sais dans un livre : « Du vaginisme à la liberté ».
Plus de 80 chapitres. Les causes réelles, les mécanismes du corps, les exercices concrets, les étapes de guérison, un guide d'orientation pour savoir exactement quel chemin suivre selon votre situation.
Ce livre ne remplace pas un accompagnement — mais il vous donne ce que personne ne vous a donné jusqu'ici : des repères clairs.
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Vous n'êtes pas cassée. Votre corps vous a protégée du mieux qu'il pouvait. Maintenant, on peut lui apprendre autre chose.
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Article "Je n'ai pas de trauma mais mon vagin se ferme" : https://www.scarlettkaplan.info/post/vaginisme-sans-trauma-pas
Article "Mon gynécologue dit que c'est du stress" : https://www.scarlettkaplan.info/post/vaginisme-stress-gynecologue
Article "Dilatateurs inefficaces depuis 2 ans" : https://www.scarlettkaplan.info/post/dilatateurs-vaginaux-causes-vaginisme Boutons CTA :
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